Imprimer L’AGENCE DE GÉOGRAPHIE AFFECTIVE EST UN PROJET NÉ À L’OCCASION D’UNE INTERVENTION SUR LE QUARTIER DE LA BENAUGE EN DECEMBRE 2008.

C’est une histoire de rencontre.

Rencontre d’abord entre nos deux pratiques, celle d’un conteur et d’un preneur de son. Rencontre de nos questionnements, sur la place de l’intime dans la vie publique, sur les espaces que l’on partage. C’est une histoire de rencontres, parce que c’est la source et l’enjeu primordial de notre travail. Acte premier de nos pratiques, le recueil de parole et la ballade sont à la source de nos démarches. Projet artistique et culturel contextuel, qui se dessine au long cours, il a vocation à aller à la découverte de situations et de contextes variés. Chaque intervention n’a pas de formes prédefinies, et s’invente en regard d’une situation.

 Dessiner une carte. D’abord parce que j’aime ça.
Avant les géographes c’étaient des aventuriers, ils partaient avec un crayon et un bout de papier et ils parcouraient l’Afrique pour dessiner des cartes. Enfin, j’aime bien me raconter cette histoire là. J’ai envie de dessiner un truc comme ça, et puisque je n’ai pas d’autre terre vierge sous la main, ce sera la carte des histoires des gens.

archipel bastide version 3Dessiner une carte. Puisque c’est ça qu’on cherche.
Puisque là question que l’on se pose, disons celle sur laquelle on s’est mis d’accord pour réfléchir, est d’ordre géographique.
Qu’est ce qui fait qu’on aime la Benauge? Dans quel espace ça s’inscrit, la somme des amours/des désamours? Qu’est ce qui nous reste à dire des lieux, de leurs mémoires, de leurs mouvements permanents, une fois qu’on a dit ça? A quoi ça ressemble le filtre affectif que les gens posent sur leurs espaces de vie? Est ce que c’est important, est ce que l’on peut le décrire avec des mots, avec des sons, avec des signes? Est ce que ça reste à arpenter, à explorer, à découvrir? Est ce que c’est signifiant, signifiable? Est ce que c’est partageable? Est ce que c’est intéressant?
Il y a une ville qui se superpose à la ville, il y a les histoires que l’on posent sur les lieux. ça les charge, ça les intensifie. Ca les rend beau. Ce sera une tentative de carte.
Une carte d’un espace qui reste à explorer, une terra incognita,
une bastide affective.
Le G.P.S. n’y est d’aucune utilité. La photographie la plus précise ne vous apportera rien. C’est une exploration dont l’exhaustivité est perdu d’avance, c’est une histoire de sensations. C’est une histoire de rencontres.

 

  • pour nous écrire: geoaffective@gmail.com